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Déconfinement
Déception pour DéFI suite au Conseil national de sécurité : on oublie le sport équestre !
Le vendredi 8 mai 2020

Les échevins wallons Jonathan Martin et Mikhaël Jacquemain et le député
bruxellois Jonathan de Patoul, estiment qu’on oublie le sport équestre. Ils rejoignent la déception de La Ligue Équestre Wallonie Bruxelles et de la Fédération Royale Belge des Sports Équestres par rapport aux mesures prises par le CNS.

Oui au tennis, non à l’équitation ?

Mikhaël Jacquemain, échevin DéFI du Bien-être animal à Fleurus, ne comprend pas en quoi, s’il est autorisé de faire du tennis, il n’est pas possible de pouvoir reprendre intégralement le travail des chevaux ainsi que certains types de cours. « Dans un premier temps, au vu de la taille des pistes, les centres équestres, nombreux dans notre pays, peuvent facilement s’organiser avec les cavaliers complètement autonomes et au maximum un assistant ou un professeur en piste, en maintenant une stricte distanciation sociale à tout moment. Par ailleurs, les sports équestres représentent aussi une parfaite opportunité de recommencer les compétitions de manière responsable et en toute sécurité. Les fédérations équestres officielles, chapeautant ces deux aspects, disposent d’une structure suffisamment organisée pour pouvoir mettre en oeuvre les mesures de distanciation qui seraient décidées. »

Une filière qui représente un poids économique non négligeable

Jonathan Martin, également échevin DéFI du Bien-être animal, mais à Libramont, rappelle que « La Belgique est un des pays au monde disposant du plus grand nombre d’équidés par habitant. Ces dernières décennies, elle s’est patiemment bâtie une solide réputation internationale dans le domaine équestre, que ce soit au niveau sportif (en saut d’obstacle, en reining…) où elle truste régulièrement les plus prestigieux podiums internationaux face aux grandes nations historiques et où elle est reconnue pour la qualité de ses compétitions, mais aussi au niveau de l’élevage de chevaux où elle est devenue une référence mondiale. Le développement d’un centre international de transport de chevaux à l’aéroport de Liège et l’installation de nombreux cavaliers étrangers de haut niveau dans notre pays en sont d’ailleurs la preuve. Cette filière constitue donc un poids économique non négligeable. Il faut en tenir compte ! Par ailleurs, l’équitation étant l’un des sports les plus pratiqués en Europe et présents partout dans le monde, elle est devenue une vitrine importante pour notre pays. Nous ne pouvons nous permettre de sacrifier tant d’efforts. »

Prendre en compte le bien-être animal

Par ailleurs, Jonathan de Patoul député bruxellois mais aussi vétérinaire rappelle que « les cours d’équitation ne sont pas uniquement une simple activité commerciale, mais sont d’une grande importance pour le bien-être des chevaux qui doivent pouvoir faire de l’exercice physique. » Il s’inquiète par ailleurs du fait que la mauvaise santé financières des structures équestres dû à la crise ne se répercute malheureusement sur la qualité des soins et de l’alimentation des animaux.

Ils relayeront avec insistance leurs préoccupations pour le monde équestre auprès du Conseil national de sécurité.

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